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Le Social Engineering : un espionnage sans compétences techniques
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Qu'est-ce que c'est ?
"Illusion is everything" - Bernz
C'est une technique qui a pour but d'extirper des informations à des personnes sans qu'elles ne s'en rendent compte.
Contrairement aux autres attaques, elle ne nécessite pas de logiciel. La seule force de persuasion est la clé de voûte
de cette attaque. Il y a quatre grandes méthodes de social engineering : par téléphone, par lettre,
par internet et par contact direct.
Par téléphone
Le hacker vous contactera par téléphone. C'est la technique la plus facile. Son but est d'avoir le
renseignement le plus rapidement possible. Un bon hacker aura préparé son personnage et son discours.
Il sera sûr de lui. Il sera très persuasif dans le timbre de sa voix. Certains hackers ont quelques
techniques pour parfaire leur crédibilité, comme jouer sur un magnétophone une cassette préalablement
enregistrée de bruits de bureau, ou encore utiliser un matériel qui change le timbre de la voix pour
imiter celle d'une secrétaire.
Comment parer cette méthode ?
Si vous recevez un coup de fil d'une personne que vous ne connaissez pas : Ne donnez aucun renseignement.
Restez dans le vague, et débarrassez vous de lui : soit vous mettez un terme à cet appel, soit demandez une
confirmation par écrit (par fax) de la demande. Par fax, on obtient le numéro appelant, et il est donc
facile de l'identifier. Et ainsi, on garde une trace écrite, cela pouvant être d'une grande importance
pour déposer une plainte.
Malheureusement, un bon hacker vous aura étudié avant, et se fera passer pour un client, un fournisseur, ou
un de vos collègue situé dans un autre bureau dans le cas d'une grande entreprise. Pire encore, il attaquera
au moment le plus propice pour lui : par exemple, lorsque le responsable d'un client est en vacances.
Il devient très dur alors, de se douter d'une mauvaise intention...
Par lettre
Le hacker vous fera une lettre très professionnelle. Au besoin, il n'hésitera pas à voir un imprimeur
pour avoir du papier à lettre comporant un logo, un filigrane, téléphone, fax, email...
Il utilisera très certainement une boîte postale pour l'adresse de sa société fictive.
Comment parer cette méthode ?
L'idéal serait de filtrer tout le courrier entrant de l'entreprise. Pour chaque source inconnue de
l'entreprise, il faudrait faire une vérification de l'existence réelle de celle-ci.
Par internet
Le social engineering par internet est semblable à celui par téléphone. Le hacker se fera facilement
passer pour un opérateur système, un responsable informatique ou un ingénieur système.
Comment parer cette méthode ?
Comme pour le téléphone, ne donnez pas de renseignements à quelqu'un que vous ne connaissez pas.
Mais par internet, c'est plus facile de donner de la crédibilité, tant il y a de noms de domaines
et d'adresses emails farfelus. Il n'est donc pas facile de faire la part des choses. Une bonne étude
de la gestion de l'extranet et de la mise en place d'une structure matérielle et personnelle adéquate
est la meilleure solution.
Par contact direct
C'est le social engineering le plus dur de la part du hacker. Il sera équipé pour que vous n'y voyez que
du feu : costard, cravate, très classe, très propre, attaché-case
, agenda rempli, documents divers,
carte de visite, badge... Si le hacker prend de tels risques, c'est qu'il est déterminé à obtenir les
renseignements souhaités. Il sera donc très persuasif.
Comment parer cette méthode ?
Cela est très difficile, car vous avez été directement confronté au charisme du hacker. S'il a réussi,
vous êtes persuadé de son honnêteté. Cependant, lors d'une discussion, n'hésitez pas à demander
un maximum de renseignements "concrets" (nom de votre interlocuteur, nom et adresse de la société, etc),
pour, par la suite, vérifier auprès des organismes compétants l'existenceréelle de votre interlocuteur.
N'hésitez pas à téléphoner à la société pour savoir si la personne existe, et si elle est au courant
qu'elle vous a vu ces dernieres heures...
Conclusion
Il ne faut pas perdre de vue que le hacker ne se limitera pas à une seule de ces techniques, mais
au contraire, utilisera une combinaison de ces quatre méthodes. Par exemple : téléphoner pour obtenir
un rendez-vous, confirmer par écrit, et passer une heure en votre compagnie...
Il est important, de la part d'une entreprise, de former le personnel à ce problème.
Un bon hacker s'attaquera à la personne la plus faible de l'entreprise, à savoir le personnel non
technique (secrétaires, comptables...) et les personnes récemment recrutées.
La paranoïa reste l'arme ultime de ce genre d'attaque.
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