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Les espiogiciels et spywares : logiciels espions |
A chaque connexion internet, un utilisateur laisse derrière lui très grand nombre d'informations.
Ces traces sont généralement intéressantes mais non suffisantes à un public de
professionnels ou d'espions cherchant à obtenir d'autres éléments que ceux techniques laissés en standard.
Les professionnels d'un secteur déterminé cherchent à connaître
les habitudes de téléchargement de leurs clients, leurs modes de consommations, leurs
centres d'intérêts, ou la périodicité de leurs achats par exemple.
Les pirates ou espions seront, eux, plus intéressés par le contenu des machines connectées,
la réception de ces informations etc ....
Qu'est-ce qu'un espiogiciel ?
Pour faciliter la récolte de ce type de renseignements, il existe des "espiogiciels", en anglais Spywares.
Ils se trouvent généralement dans le code d'un programme que l'utilisateur téléchargera innocemment sur
internet. Dans la plupart des cas, ces espogiciels sont des "petits morceaux de codes
parasite" (routines) intégrés dans le code principal du programme. Dans un même programme,
il peut y avoir plusieurs routines parasites différentes, ayant chacune une fonction déterminée. Dans le
cas d'un logiciel de messagerie par exemple, il est possible de trouver une routine
faisant qu'une copie de chaque email sera envoyée à une adresse déterminée sans laisser
de trace dans la boîte éléments envoyés de l'email dupliqué.
La détection de ces routines est très difficile. En effet, plus le logiciel initialement
téléchargé est volumineux, plus les chances de trouver les routines éventuelles seront faibles.
Il est impossible par exemple à un développeur seul, ou à une équipe d'analyser le code
source d'un navigateur internet. Sans vouloir sembler paranoïaque, il est donc important
de garder en mémoire que tout exécutable est potentiellement infecté d'un espiogiciel.
En outre, dans certains pays, il n'est pas toujours légal de désassembler un logiciel, (rendre le code
source du programme lisible et donc modifiable). Impossible donc en respectant la loi de valider
l'intégrité des programmes utilisés.
Dans tous les cas, l'espiogiciel aura besoin d'une connexion internet pour la transmission
des données. C'est pourquoi ces routines se trouvent majoritairement dans des exécutables prévus
pour fonctionner avec internet (logiciels de téléchargement de MP3, films, traducteurs, browsers etc...).
Généralement les logiciels libres (freewares) et logiciels d'évaluation (sharewares) sont les principaux
vecteurs d'espigociels.
Un outil infecté par un spyware peut représenter une très grande menace pour la sécurité du système
d'information infecté. En effet plusieurs routines successives peuvent permettre la détection de mots
de passe encrypté et le crackage de ces informations. Il suffit pour cela d'indiquer dans une routine à
l'ordinateur de mettre à profit le temps CPU disponible pour cracker le mot de passe à l'insu de l'utilisateur.
Comment s'en protéger ?
Se protéger des spywares n'est pas chose facile. En effet, un anti virus ne les
détectera pas puisqu'il ne détaille pas l'ensemble du code des programmes mais reconnaît des
signatures au préalable identifiées. De plus, un espiogiciel n'est pas un virus. Les
éditeurs d'antivirus ne travaille donc pas sur ce "marché".
En outre, l'utilisation d'un firewall ne permettra généralement pas non plus la détection des espiogiciels.
En effet, même si la routine provoque l'envoi d'un fichier par email à un destinataire non désiré
la configuration du firewall, sauf exception, n'a pas pour but d'analyser ce qui sort du PC mais
à l'inverse ce qu'il rentre. Le firewall n'a donc pas de moyen de savoir qu'un email est émis
volontairement ou à l'insu de l'utilisateur. De plus, un firewall
ne s'intéresse pas à la nature des fichiers qui transitent mais aux paquets qui voyagent sur le réseau.
Il n'y a donc pas de moyen simple pour le firewall d'identifier comme des menaces l'exécution des routines
et la passation d'informations. Cependant, l'un des moyens existants pour suspecter un spyware sur une
machine est de voir un flux de paquets nettement supérieur aux flux habituel passer via le firewall ou le modem.
Mais là encore, c'est très difficile à détecter.
Il existe sur le net de nombreux sites référençant des spywares. Cependant aucun ne peut prétendre avoir une liste
exhaustive des espiogiciels existants. De même certains outils permettent la détection de logiciels identifiés comme
ayant des spywares mais les utiliser ne garantit pas une sécurisation à 100% du PC.
En conclusion, il est impossible à l'heure actuelle de surfer en étant certain que nos informations ne sont pas transmises.
Il n'existe aucun moyen de s'assurer qu'un ordinateur connecté à internet ne soit pas à même d'envoyer à notre insu
des éléments non désirés. C'est pourquoi il est parfois préférable d'utiliser un P.C. public, (cybercafé, université etc ...)
si l'on veut surfer en paix sans donner d'informations. Une autre solution peut être dans le cadre d'un
réseau d'avoir une machine par service internet utilisé. C'est à dire par exemple un PC dédié à la messagerie, l'autre pour le
surf et un troisième pour l'utilisation des services FTP par exemple. Les risques sont toujours présents mais
limités à chaque fois aux informations disponibles sur une machine seulement.
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